Vendredi 12 juin 2009
La Grande Illusion dépeint la première Guerre Mondiale sous une philosophie humaniste et pacifiste. Où la guerre ne se dévoile jamais au complet mais par des indices de narration. Ce film se pose dans le paysage cinématographique de Renoir comme un franc succès et un plaidoyer pour l'Homme. G. Sadoul décrit Renoir comme un cinéastre d'un certain « inventaire social de notre temps », ce qui le confirme avec La Grande Illusion.
L'histoire de la capture du lieutenant Maréchal, et de son Capitaine de Boeldieu, par l'armée allemande, amène les deux hommes dans un camp de prisonnier. La rencontre de leurs compagnons de cellule sera le point de départ de futurs évasions.
Sous le sujet de la première Guerre Mondiale, on nous montre un univers où cohabite, et coéxiste, deux mondes, deux nations, aux doctrines différentes. Un univers humaniste où l'on « peut faire la guerre poliment », comme le souligne le Capitaine de Boeldieu, redorant ainsi le blason de l'Homme. Les soldats allemands deviennent de bons bougres, compatissant et les français « des soldats qui jouent aux enfants ».
Cet esprit patriotique, mais aussi fraternelle, est un thème cher en cette époque. En effet, nous sommes en 1937 lorsque Renoir réalise ce film, c'est-à-dire à la vielle de la seconde Guerre Mondiale. Hitler et Mussolini sont depuis plusieurs années en place dans leur pays respectif, le climat social en France est maussade, dû à la pause du Front Populaire et à la futur démission de Léon Blum. Les premiers bombardements d'Hitler ont fais rage en Espagne et on indigné un partie des « européens ». L'ambiance générale est tendue, la tension entre les peuples est de plus en plus vive. C'est un film marqué par l'Histoire.
Dans le film, la guerre y est toujours présente, de par la mise en scène, les décors, les sons, et la narration; mais elle y est toujours absente car nous ne voyons jamais à l'écran la dure réalité qu'elle évoque. L'ensemble du film part de cette perspective, et la met en valeur sans cesse. Renoir a choisi de nous faire entendre la guerre par les dialogues, les sons et la musique.
Nous ignorons habituellement une grande partie des sons qui nous entourent; c’est d’abord par la vue  que nous sommes informés de notre environnement, les bruits et les voix ne constituant souvent qu’une sorte de fond de notre perception visuelle. Nous parlons de « regarder » ou de « voir » un film, nous nous désignons comme des spectateurs de cinéma. Avec ces expressions nous accordons à la bande sonore un rôle secondaire. Le son devient un simple accompagnement d’images en mouvements.
Selon David Bordwell et Kristin Thompson « il est impossible de faire un « arrêt sur son », comme on pourrait le faire sur une image, pour en étudier sa composition, sa mise en scène, son cadre… De même qu’il est difficile de reconstituer la composition de la bande son comme on peut reconstitue le montage d’une série de plans. Son caractère insaisissable participe à un effet puissant sur le film ».
A partir de cette perspective, il sera intéressant de comprendre son rôle et ses différentes utilisations. Comment la musique s’implique telle dans le film? Puisqu’elle influence notre perception et notre interprétation des images. On pourra dès lors commencer à trouver des traductions éclectiques de son exploitation.

   Joseph Kosma, le compositeur de La grande Illusion, est un musicien mélodique, dont le style personnel s’inspire d’une très grande diversité. Ses préférences se tournent surtout vers des mélodies élégiaques.
" Ses collaborations à l’art cinématographique (dés 1936) lui permettront de développer ses théories sur la musique engagée, en ce sens que, pour lui, la partition d’un film doit être autre chose qu’un simple accompagnement divertissant ".
Kosma sera un des musiciens qui essayèrent de doter d’une véritable identité musicale posée en complémentarité ou en parallélisme au film. Il impliquera son expérience des variétés de Cabaret aux rengaines de l’écran, désincarnant le classique schéma couplet / refrain au profit d’une liberté des textes et d’une texture instrumentale.
Les réalisateurs de l’époque, grands et moins grands, ont puisé dans le répertoire de la chanson, pour enrichir leurs films d’une sensibilité et d’une dimension nouvelles. Renoir et Kosma travaillent en étroite collaboration pour s’efforcer de garder à l’intérieur de l’esthétique du film, une cohérence.
Même si la musique reste un moyen d’expression, elle est aussi une manière de révéler certains attraits des personnages, parfois elle peut anticiper certains évènements du récit. Dans ses premiers films parlant, Renoir prend le parti de montrer la cause matérielle, de la musique entendue, justifiée par une action.
     Le premier plan du film se fait sur un phonographe. Maréchal le mettant en route et fredonnant l’air de “Frou-Frou”. Cela nous donne un premier indice, il resitue le contexte du film dans son époque.
La chanson décrit la vision masculine et enrubannée de la femme, objet de désir et de séduction, cette chanson est aussi teintée de nostalgie. Avec l'évocation de la culotte et de la bicyclette, on y sent poindre l'émancipation du corps féminin. “Frou-Frou” condense toute la mythologie de la Belle Epoque. La dimension musicale est à elle seule une des composantes dramatiques, dans cette sequence. Cette première chanson met en avant plusieurs éléments de la narration. Elle met en exergue la présence de la femme dans un univers masculin et elle ramène le personage de Maréchal dans une caste social, ainsi que dans une situation. “Frou-Frou”  est associé au personnage de Joséphine (une femme que Maréchal doit voir mais qu’on ne verra jamais). Le spectateur peut dès lors comprendre que ce personnage appartient à la même classe sociale que Maréchal, elle peut être affilié à un univers volage de certains  quartiers d’Epernay. (Une remarque cependant quant à cette séquence. Lorsque Jean Gabin enclenche le phonographe c’est la voix d’un homme qui chante, alors qu’après quelques secondes c’est la voix d’une femme qui se fait entendre. Pourquoi cette interruption? Il semble que le disque saute pour que le spectateur puisse mieux entendre le dialogue, entre un soldat et Maréchal. Elle introduit  et souligne en meme temps le personnage de Boëldieu ).
Dans la séquence suivante Rauffenstein, et ses soldats, écoutent une valse de Strauss, provenant aussi d’un phonographe présent à l’image. Cette musique remplace l’univers de la chanson populaire Française de Maréchal à celle, plus “intellectuel”, de l’aristocratie allemande. Elle s’arrête soudainement lorqu’un homme arrive dans le plan avec au bras une couronne mortuaire. La musique s’interrompant, ramenant le spectateur et les personnages dans le contexte de la guerre.
    Si les deux univers sont d’abord confrontés et mis en parallèle, ils ne cesseront ensuite de se croiser et apporteront, de la même façon que les images, des éléments narratifs.
Les thèmes musicaux sont associés à des aspects précis du récit.
La musique tient une place prépondérante.
    Pour exemple, on entends et on voit l’évolution du personnage de Maréchal. Au début, il écoute « Frou-Frou », en attendant de voir Joséphine. Alors qu’à la fin, il se retrouve autour de la crèche, chez Elsa, pour les fêtes de Noël. Cela pourrait connoter un certain changement « moral ». Elsa semble se définir par sa sagesse, son côté maternel et non pas volage comme Joséphine. On passe de « frou-Frou » à une musique de Noël, un chant plus posé, rappelant les joies de la famille et d’un doux foyer. La musique deviendrait un moyen de nous faire entendre le changement des personnages, et de là, le film serait, pour Maréchal, un voyage initiatique.
    Elle devient aussi un élément qui unit les peuples entre eux. Comme dans les deux premières séquences citées au-dessus. Mais aussi à celle dites du « Music-Hall ». Les prisonniers se produisent sur scène, menés surtout par Cartier. Ils entonnent des chants populaires orchestrés, comme « Marguerite » repris en cœur par tous les spectateurs (Allemands, Anglais, Russes, Français…).  Le patriotisme reprend néanmoins le dessus quand les soldats français et leurs alliés britanniques chantent la Marseillaise, au milieu de la pièce de théâtre, quand Maréchal vient annoncer la libération de Douaumont. Le décalage entre le lieu et la solennité du chant renforce l’expression du patriotisme dans la scène. Il s’agit d’allier action et émotion, c’est pour cela que Joseph Kosma en charge de la musique, “participe à l’esthétique du film”. Cette séquence devient un lien entre le Cinéma et l’Art, celui de la musique et du spectacle. La chanson étant la première manière de passer du muet au parlant.
    La musique sert, une nouvelle fois, le récit, par le biais d’un des thèmes les plus récurrents du film: l’évasion.
Les deux exemples les plus probants sont ceux de la séquence où Jean Gabin se retrouve au cachot après avoir chanté la Marseillaise; et l’autre lors de la mutinerie dans le camp de Alsheim.
Dans le premier, Maréchal se voit offrir un Harmonica par son géôlier, qui lui donne afin d’apaiser son angoisse d’être enfermé. Cet Harmonica devient un instrument d’évasion, non pas à proprement parlé mais bien comme un échappatoire à l’isolement et à l’enfermement.
Dans le deuxième exemple, la musique apparaît comme un instrument d’évasion. En effet par le biais d’une flûte, le Capitaine de Boeldieu  permettra, au péril de sa vie, à Rosenthal et Maréchal de s’enfuir du Camp d’Alsheim. En fredonnant l’air de “Il était un petit navire”, il accapare l’attention des soldats. Ainsi, les deux hommes pourront s’échapper sans mal.
   On peut remarquer que la musique à une forte connotation, en tant que personnage féminin, ou du moins rappelle souvent sa présence, son image. La femme, restée au foyer, attendant que son mari rentre. L’homme désireux de retrouver sa compagne,  se languit de sa présence, de sa voix…
La présence de la femme dans le film est très fortuite, elle apparaît le plus souvent dans les dialogues, entre les personnages masculin, qu’à l’écran. Sûrement pour souligner que la guerre est l’affaire des hommes.
Une scène marque cette absence féminine. Lorsque Rosenthal reçoit un coffre de Paris, rempli de vêtements de femmes. Chacun s’émoustille d’un bas, d’une chaussure ou bien d’une robe, imaginant les courbes féminine et son odeur.
Un des soldats essaye une robe et une perruque pour s’amuser. Silence.
« Ca fait drôle ! » dit il alors. On se demande, à ce moment là, si les autres soldats ne vont pas se jeter sur lui… Cette scène ne peut être appuyée, ni accompagné, par une musique. Si cela avait été le cas, la tension dramatique aurait eu beaucoup moins d’impact sur le spectateur. Même si nous parlons de musique, il est important d’entendre des silences qui à leur tour augmentent le pouvoir narratif du film.
Dans la séquence du Music Hall, la musique n’a plus à souffrir de cette tension. Ce qui était d’abord un homme déguisé en femme, laisse place au déguisement collectif. Ce qui est supposé détendre les prisonniers se voit être un spectacle digne des folies bergères, à la place de belles jeunes femmes, des hommes travestis. Le fantasme devient spectacle, lieu de toutes les possibilités d’imaginations, mis en scène par Cartier voulant retrouver et conquérir sa « Marguerite ».


  L’orchestration de Joseph Kosma participe à la temporalité et la spatialité de l’histoire. Lorsque les prisonniers sont transférés dans le premier, puis dans le second camp, nous voyons un long travelling latéral droit et nous entendons une musique « accompagnant » le mouvement de caméra. Celle-ci extradiégétique, c’est-à-dire hors de l’espace de l’histoire, souligne la transition spatiale et temporelle, dans un autre lieu et dans un autre temps. Ici Renoir et Kosma insiste sur le temps du récit (déplacement des prisonniers vers les camps) et permet de diviser le récit en 4 parties : L’introduction, le premier camp, le deuxième camp et chez Elsa.
Se crée une fluidité et une continuité narrative, nous passons d’une partie à une autre sans coupure nette.
Comme nous l’avons dit plus haut, C’est un film sur la guerre ne montrant jamais sa dure réalité. Le cadre de l’écran nous limite à la vision du camp, des cellules… L’imagination du spectateur fait vivre se hors champ. Par des indices narratifs, dont la musique et les sons, on nous ramène à cette guerre.
Dans plusieurs scènes on nous fait entendre la guerre. Non pas par des bombardements, des sons de mitraillettes ou par des avions… Mais par les tabourins, par les flûtes, par « le bruit des pas » et par l’hymne du Reich Allemand « au Wacht am Rhein” ». Les sons et la musique participent, au même titre que les dialogues, à la matérialisation de la guerre.
La bande sonore du film est « une ambiance sonore propre à la vie », ce qui crée un réalisme beaucoup plus fort. Renoir décide de montrer le plus souvent la source du son émanant d’une action d’un des personnages. Lorsque Maréchal enclenche le phonographe, il (Renoir) veut, selon M. Chion « marquer la présence du personnage par le sceau du réalisme».

      La grande illusion est une œuvre cinématographique mais aussi musicale. Sa bande sonore augmente le pouvoir narratif, elle oscille entre complémentarité et indépendance. L’intéraction est indéniable, le son trouve sa justification.
Car à cette époque il est difficile de justifier la présence d’une musique. Effectivement l’arrivée du parlant amène une utilisation de musique d’accompagnement, la bande sonore n’est plus que le reflet de l’orchestre de fosse.
Le cinéma s’approprie et se munie, avec l’arrivée du parlant, d’une valeur supplémentaire qui la caractérise comme un art dans son ensemble. L’image et le son évoluent au fil du temps et de l’histoire du cinéma. Leurs valeurs se juxtaposent, se théorisent et se diversifient.
Par -Critik aléatoire d'un certain cinéma-
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Jeudi 12 février 2009
"BLACK REVOLUTION veut mettre en avant la dimension libertaire du peuple noir américain qui explosa dans les années 1960 et 1970 sur les scènes politique (croisade pour les droits civiques de Martin Luther King, Malcom X, les Black Panthers), sportive (Muhammad Ali) et culturelle (Wattstax, le Woodstock black), en dénonçant les siècles d’oppression qu’il avait subis, et son évolution jusqu’à aujourd’hui, à l’heure où la culture noire américaine connaît un succès international avec la musique rap, la présence d’acteurs noirs au box-office, et l’arrivée de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.
L’accession des cinéastes et acteurs noirs à la production commerciale est aussi le fruit d’une longue lutte pour le droit à l’expression par l’image. Le cinéma afro-américain n’est pas né avec le phénomène Blaxploitation seventies mais au début du siècle et a toujours poursuivi un même objectif : donner aux Noirs américains une visibilité à l’écran et dans le même temps en construire une image positive"
 Pour moi, c'est sur les paroles de Charles Burnett que s'achève le Festival Black Revolution...
Pendant une semaine, le Cinéma L'Écran s'est mis sous l'égide black! Carte Blanche, si on peut dire, à ce petit Cinéma de Saint Denis qui tournera autour du cinéma noir américain avec bien-sûr des oeuvres connus (sans surprise) allant de Malcom X à Shaft ou bien le Chanteur de Jazz; et d'autres beaucoup plus rare en France My Brother's Wedding, Harlem Story Don Cherry et j'en passe, la liste serait trop longue. Et puis pour être sincère je ne les ai pas tous vu...
Ne voulant pas faire la critique de ces films et trouvant beaucoup plus intéressant de parler de ce Festival, je m'en tiendrai là!

Ne connaissant pas énormément ce qu'on appelle le Cinéma Noir Américain, ou bien le Cinéma Noir indépendant (?!???!). Et bien j'y suis allée jeter un petit coup d'oeil. La programmation ne m'évoquait pas grand chose! Effectivement je ne connaissais que, peut-être, 10 films sur les 50... 
Ce qui était intéressant dans ce Festival c'était l'homogénéité de la programmation. Alliant le documentaire, au polar, à la fiction et en ré-instaurant le court-métrage avant le film! Quel Délice.
Bref vous avez compris que cette semaine à l'écran c'était une opportunité pour rattraper un certain retard sur ce genre de Cinéma. 
J'y ai découvert le fameux Wattstax tant entendu. Un Woodstock version Black et version Soul & Funk. Mêlant les images d'archives, les images de concerts et surtout les interviews mémorables de Richard Pryor!
Le rythme du blues de Devil's fire (de la Saga Blues de Scorcese). Un Docu/Fiction sur "l'intérieur" du Blues. Un démon (un oncle) kidnappe (intercepte) un ange (son neveu). L'enfant est alors enlacé par les bras du Blues et donc du diable.
Pour finir, Harlem Story, un film aux références françaises des années 60...
Les intervenants ne manquaient pas... Charles Burnett un des pères fondateurs de ce mouvement Black était présent et disponible à tout blablatage!
D'autres encore y étaient, aussi différents que la programmation 
 
Par -Critik aléatoire d'un certain cinéma-
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Mardi 3 février 2009
Asa veut être un berger, pour cela il lui faut du bétail et une femme. Tulpan est la seule "disponible" des environs. Pourtant elle ne veut pas de lui à cause de ces grandes oreilles!  
Le ton est donné à l'absurdité de ligne narrative, pourquoi pas!
Tulpan est le personnage central du film, qu'on ne verra d'ailleurs jamais. Rappelant ainsi Le vent nous emportera de Kiarostami où la vieille mourante n'est jamais montré à l'écran. 
Le lien entre ces deux réalisateurs est puissant de par leur manière de filmer, la présence de ce Hors Champ et le rapport Fiction/documentaire.

L'histoire trace le parcours initiatique d'un jeune homme voulant devenir berger et voulant épouser Tulpan. Des rêves plein la tête, il se rendra vite compte que rien n'est facile et qu'il faut de la volonté pour arriver à ses fins. Au bout de plusieurs tentatives, il s'essouffle et ne veut plus de cette vie de Nomade. Alors qu'il s'apprête à abandonné, il reprends espoir lorsqu'il fera naître un agneau...

Ce film tourne autour de plusieurs symboles... L'immensité du paysage s'absout dans le confinement d'une yourte, la tempête de sable nous ramenant sans cesse au mouvement du troupeau, la terre et le ciel, jouant sur le temps. Cette division ou plutôt cette addition des personnages, des éléments, de l'espace en générale fait de Tulpan une oeuvre cinématographique complète, maîtrisée.
Lorsque Sergey Dvortsevoy filme avec des plans fixes ou séquences c'est pour mieux nous permettre d'appréhender les steppes, ses couleurs, son éloignement, le chaos et le tragique qu'elles évoquent mais aussi cette beauté que la nature nous offre, nous faisant oublier le capharnaüm de notre société, de notre ville et de notre rue.
Ce qu'il m'a semblé vraiment intéressant c'est aussi ce chevauchement entre cinéma de fiction et le cinéma documentaire. Effectivement ce n'est pas très novateur. Mais cela montre que Dvortsevoy ne fuit pas ce qu'il a appris et surtout d'où il vient. Il s'est surtout faire reconnaître par le biais de ses documentaires et lui semblait normal, par ce film, de lui rendre hommage.
En cela, la bande sonore ajoute à notre impression de réel, grandeur, et de calme, avec le son de ce vent nous frappant presque les oreilles. Je ne vous cache pas, que j'en ai eu des frissons, non pas au niveau émotion (quoique...) mais ce vent m'a pratiquement glacé dans la salle. Presque l'impression d'avoir du sable derrière les oreilles.
Ce qui m'a frappé aussi c'est le jeu entre les dimensions... les dimensions entre les animaux partant souvent du plus grand (chameau/cheval) pour arriver le plus souvent au plus petit (le chiot).
Il fait la même chose avec les Hommes mais de manière moins systématique, partant du chef de famille jusqu'au petit braillard!
Notre regard est toujours en mouvement dans le cadre. On ne peut presque rien raté de ce qu'il s'y passe, de toute façon nous sommes souvent rappelés à l'ordre par ce jeu des dimensions...

Un film qui donne envie de regarder, d'écouter, de se perdre au milieu des steppes! Tulpan est un film riche et léger, qui vous fait rire et apprécier le moment que nous passons au cinéma.







Par -Critik aléatoire d'un certain cinéma-
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Jeudi 29 janvier 2009
C'est un film beau par son sujet, Marina Foïs y est méconnaissable, laissant tomber son jeu à la Robins des Bois
pour y incarner une femme qui a été esquintée par la vie.
Je me demande, toute fois, si le film ne m'a pas affecté parce que je suis une femme.
Effectivement ce film touche à ma sensibilité féminine, n'est ce pas trop facile?
Un film d'une femme, Christine Carrière, parlant d'une femme, Darling, vue par une femme, moi!
Peut être est ce acquis d'avance. Mon point de vue n'est pas très objectif lorsque cela concerne des histoires de maltraitances...
Bien-sûr un film est plus ou moins bon/mauvais par sa réalisation, son scénario, son montage... mais le thème reste sensible et on en sort facilement abattu.
Ce n’est pas un film sur la violence, c’est un film sur "une femme ordinaire qui devient une héroïne extraordinaire".
 Marina Foïs porte le film, elle incarne parfaitement cette femme brisée par la vie. " La vraie Darling a demandé un jour : «Je veux bien raconter. Mais, est-ce que je peux vous demander une chose : est-ce vous pouvez me faire belle ?».   «Faire Darling belle», c’était le but. Pas pour masquer la réalité et esquiver les kilos réels du personnage, mais pour donner corps à cette réalité : cette femme est belle parce qu’elle ne renonce pas".

Ce film est un jeu de massacre qui prend presque à la rigolade un drame sordide (Darling est méprisée par ses parents, maltraitée par son mari débile, privée de ses enfants). Réalisation au diapason, truffée d’ellipses absurdes et abruptes. Darling est donc la Cosette du XXIe siècle. "Elle est une fille non désirée évoluant dans un milieu paysan misérable, entre une mère taciturne et acariâtre et un père autoritaire et belliqueux. Alors elle s'invente un monde virtuel, pour mieux fuir le réel. Pour le changer, le fragmenter. Son utopie à elle, c'est la route. La liberté. Elle court sur la nationale, grand espace symbole de cet extérieur du possible. Après le suicide d'un frère détruit par l'échec, elle rencontre un jeune homme charmant et rebelle, qui se révèlera être une ordure pathologique. La suite est une lente descente aux enfers, une destruction progressive et implacable".




  Darling crée un immense malaise. Malaise face à une histoire d'une infinie noirceur à laquelle on croit difficilement, malaise face au risque du pathos facile.
Pour C. Carrière, pas de doutes possibles : "L'enfer, c'est les autres". Mais un enfer qu'elle affronte avec énergie et volonté, animée d'une infinie envie de (sur)vivre. Elle accepte car elle croit. Elle croit en son mari, en ses enfants, en la vie.
 Darling est un film redoutable qui ne sombre jamais vraiment dans le misérabilisme.

Par -Critik aléatoire d'un certain cinéma-
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Mercredi 28 janvier 2009
Push de Paul McGuigan sortie en salle le 4 Février 2009

Et oui toujours et encore.
L'histoire, et bien vous la connaissez tous, vous l'avez déjà vu!
Suite à des essais nucléaires, un groupe de gens se voient dotés, malgré eux, de "supers" pouvoirs.
Bon à la base ils en avaient déjà un peu...
Bien-sûr il y a des "méchants" qui veulent les attraper, pourquoi faire? à votre avis...
Faire des tests? Constituer une armée? Bah, c'est les deux... Quelle surprise!
Malheureusement un petit groupe de rebelles, mené par une fillette de 14 ans, va faire obstruction à la Division....

Si vous connaissez la série héroes pas la peine de vous déplacer c'est à peu de choses près pareille...
Le film en lui même n'est pas transcendant, une caméra qui bouge dans tous les sens à vous faire pâlir sur votre siège, un peu épileptique, un récit banale, anodin pour, une histoire d'amûûûûûr sans queue ni tête (un peu comme s'il y avait une obligation), et un jeu d'acteur assez pitoyable surtout pour l'actrice Camille Belle qui paraît être mal à l'aise et surtout "mono expressive" (Merci Jango!)

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet...
Une chose tout de fois que j'ai apprécié (si si ça arrive): Les Hurleurs (dans la version française se sont les sanguinaires). Ce sont des personnages, style Yamakusas, qui, par le biais d'un cris strident, éclatent les tympans de leurs ennemis. Après, tout ce qui est autour de leurs personnages est foireux, même abandonné dans le scénario. Rien que ce petit moment où ils hurlent est excelent! 

La suite est à venir, il n'y a aucun doute...

Par -Critik aléatoire d'un certain cinéma-
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